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Front de gauche de Lizy et du Pays de l'Ourq 77
15 mai 2012

Il n'y a pas que nous sur cette boulette de terre...

La pression des pays riches sur les ressources des
plus pauvres s'aggrave

Le Monde.fr | 15.05.2012 à 06h42 • Mis à jour le 15.05.2012 à 10h00

Par Audrey Garric

 
La pression sur les ressources naturelles des pays les plus pauvres s'est aggravée au cours des dernières décennies.

 

La planète souffre et sa guérison semble compromise. La pression exercée par l'humanité sur les écosystèmes est telle que nous consommons chaque année moitié plus de ressources que la Terre n'en fournit. A ce rythme, il nous faudra deux planètes pour répondre à nos besoins en 2030, s'alarme le WWF (Fonds mondial pour la nature) dans son rapport Planète vivante 2012, publié mardi 15 mai.

PERTE DE BIODIVERSITÉ SOUS LES TROPIQUES

Réalisé tous les deux ans, cet état des lieux de la planète - qui ne présente pas de différence notable par rapport à 2010 - se base sur deux indicateurs. Le premier, c'est l'indice planète vivante (IPV), qui mesure les variations de la biodiversité àpartir du suivi de 9 014 populations appartenant à 2 688 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons. Cet indice confirme une diminution de 28 % de la biodiversité entre 1970 et 2008 (dernières données disponibles).

 

La biodiversité a chuté de 28 % entre 1970 et 2008, selon le WWF.

 

Des différences existent toutefois entre les régions : l'IPV a ainsi chuté de 60 % dans les pays tropicaux, alors qu'il a progressé de près de 30 % dans les pays tempérés. Les pays tempérés, qui recoupent souvent les pays industrialisés, ont entrepris des mesures de conservation après avoir largement dégradé leur environnement au cours des siècles passés - ce que ne permet pas de voirl'échelle restreinte du graphique. Les pays tropicaux, eux, en accélérant leur développement économique, rejoignent en réalité le même niveau de destruction des écosystèmes.

 

L'IPV a chuté de 60 % dans les pays tropicaux, alors qu'il a progressé de près de 30 % dans les pays tempérés.

 

FORTE EMPREINTE DANS LES PAYS RICHES ET LES BRIICS

Le second outil d'analyse, l'empreinte écologique, mesure quant à lui la surface de terre et le volume d'eau nécessaires pour produire les ressources consommées par la population chaque année et absorber le dioxyde de carbone rejeté. Selon le WWF, l'empreinte écologique de l'humanité atteignait en 2008 18,2 milliards d'hectares globaux (hag, hectares de bioproductivité moyenne), soit 2,7 hag par personne. L'empreinte mondiale, qui a doublé depuis les années 1960, excède donc de 50 % la biocapacité de la planète, c'est-à-dire sa faculté à régénérer lesressources naturelles et absorber le CO2, qui elle, s'élevait à 12 milliards de hag (1,8 hag par personne).

Au final, en 2008, l'humanité a utilisé l'équivalent d'une planète et demie pour vivre, et a donc entamé son "capital naturel". Cette surconsommation est majoritairement imputable aux émissions de gaz carbonique (55 %), devant les cultures et pâturages.

 

Evolution de l'empreinte écologique mondiale, entre 1970 et 2008.

 

Comme on pouvait s'y attendre, les pays aux revenus les plus élevés exercent une pression plus grande que les pays moins développés. Ainsi, l'empreinte carbone record est détenue par le Qatar (11,5 hag nécessaires par habitant), suivi du Koweït, des Emirats arabes unis, du Danemark et des Etats-Unis, qui se situent entre 8 et 10 hag par habitant. La France se classe à la 23e position, avec 5 hag, soit le double de la moyenne mondiale (2,7). Le Bangladesh, l'Erythrée,Haïti, l'Afghanistan et le Timor oriental possèdent quant à eux l'empreinte la plus faible, avec environ 0,4 hag par habitant.

Entre ces deux extrêmes, les BRIICS (BrésilRussieIndeIndonésieChine etAfrique du Sud) sont les pays dont l'empreinte écologique progresse le plus vite, avec celle des pays européens. Ramenée par habitant, l'empreinte de la Russiereprésente ainsi maintenant 61 % de celle des Etats-Unis, le Brésil 41 %, l'Afriquedu Sud 36 % et la Chine 30 %. Au Brésil, en Inde et en Indonésie, la nourriture compte pour la moitié de l'empreinte nationale.

 

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